EmmaLit: « La Maladroite » d’Alexandre Seurat

Cette année comme tous les ans depuis maintenant 3 ans, je participe aux matchs de la rentrée littéraire de Price Minister.

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Pour cette nouvelle édition, nous avions à choisir parmi 15 titres.
Mon choix s’est porté sur « La maladroite » d’Alexandre Seurat.

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Je n’ai pas lu le résumé, rien mais la couverture m’a interpellée et j’ai eu envie de lire ce livre.
C’est bête, hein?
Mais je dois avouer que la plupart du temps, mon instinct ne se trompe pas…

Voici le pitch:

Diana, 8 ans a disparu. Ceux qui l’ont approchée dans sa courte vie viennent prendre la parole et nous dire ce qui s’est noué sous leurs yeux.

« La maladroite » est inspiré d’un fait divers: la mort de Marina Sabatier , battu à mort par ses parents.
Les services sociaux avaient été alertés mais le problème est que Marina malgré les hématomes et les blessures restait souriante, avenante, sociable et surtout très attachée à ses parents qu’elle s’efforcera tout au long de sa courte vie de protéger.

Pourtant des tonnes de choses auraient du alerter les autorités mais voilà, Marina nie et la famille a l’air unie et irreprochable.

Ici, Marina devient Diana.
Le nom d’une princesse au destin funeste…
Et c’est au fil des pages ceux qui l’ont connu qui vont nous parler d’elle.
Sa grand-mère, sa tante, son demi-frère, ses instituteurs, les directrices des écoles qu’elle a fréquenté, des gendarmes, des assistantes sociales, des médecins… tout le monde prend la parole sauf les principaux intéressés à savoir Diana ou encore ses parents ce qui rend le récit d’autant plus troublant.

On se rend compte que beaucoup de gens savaient que quelque chose n’allait pas, qu’ils ont voulu agir mais qu’ils se sont heurtés à un mur.
On se rend compte qu’il n’y a aucune cohésion entre les écoles, les services de santé et le secteur social mais le tout sans jugement.
On ne critique pas, on met juste en évidence qu’une collaboration entre les différentes institutions auraient pu changer les choses.

Un récit bouleversant que j’ai lu d’une traite.
Sans accusations, sans voyeurisme.
Juste des faits, des émotions jetés au fil des pages, des témoignages glaçants sur un thème vraiment tragique: la maltraitance des enfants.

Un premier roman prometteur qui redonne à Diana/Marina un peu de vie et nous montre à quel point elle a été forte.
Elle était invisible pour ses parents, la voilà devenue immortelle grâce à la plume d’Alexandre Seurat.

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