« La petite fille aux araignées » de Gudule

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Miquette refuse de communiquer avec autrui, mais elle parle dans sa tête, se raconte… Elle raconte pourquoi elle élève des araignées, les nourrit de mouches qu’elle attrape en compagnie de Gogol, son « pote » mongolien, à l’hôpital où elle a fini par échouer… Elle raconte comment, un jour, sa mère a commencé à vieillir à toute allure pendant que sa tante rajeunissait. Elle raconte comment la première se retrouve finalement dans la tombe où devrait reposer la seconde… Comment son chien Titus, qu’on lui a enlevé, avait compris bien des choses, tout chien qu’il est… Elle nous confie le secret du contenu de cette poupée dont elle ne s’est jamais séparée… L’histoire de Miquette n’est-elle que la fabulation d’une petite fille traumatisée, ou a-t-elle pénétré dans un territoire où la magie vaudou se moque bien de la psychanalyse ?

Mon avis

J’ai découvert Gudule avec « La Baby-Sitter » que j’avais adoré.
Avec « La petite fille aux araignées » , nous sommes toujours dans une ambiance horrifique mais vu par une petite fille d’une dizaine d’années, ce qui nous offre un récit enfantin et amusant alors que la situation ne l’ai pas du tout.
Enfin, un récit enfantin et amusant sauf quand Miquette nous balance à la figure sa profonde détresse et sa tristesse avec des phrases comme « Faudrait pas se réveiller quand on fait de beaux rêves, faudrait mourir sans s’en apercevoir ».
Je l’ai lu d’une traite, bon, il faut dire que l’histoire n’est pas très longue mais je n’ai pas réussi à décrocher de mon kobo avant d’avoir terminer et d’avoir su, ce qui avait causé le mutisme de Miquette et si elle allait réussir à faire ce qu’elle avait à faire…
Une histoire prenante et vraiment bien ficelée.
Merci Gudule de nous faire flipper! ❤

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