« Vivants » d’Isaac Marion

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R a une vie compliquée. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs ni de pouls. Mais il rêve. R est un zombie et il est un peu différent.Dans les ruines d’une ville à l’abandon, R rencontre une fille. Elle s’appelle Julie et elle est aux antipodes de ce qu’il connaît. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. Et c’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse. Jamais cela n’était arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts et défie la logique, mais il ne peut plus se contenter d’une existence vouée à la mort.Il veut respirer à nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

En tant que grande fan de l’univers zombie, beaucoup de gens m’avaient conseillés de lire ce livre.
« Tu vas voir, ça change » qu’ils disaient.
Alors lors d’une promo Bragelonne, j’en ai profité pour me le prendre pour mon Kobo.
0,99€, à ce prix-là, pourquoi s’en passer?

Bon, par contre pour le coup, le temps est passé et j’avais complètement oublié que je l’avais.
Jusqu’à ce que je lise, il y a quelques jours, qu’il avait été adapté en film et qu’il sortait bientôt au cinéma en France.
(Je l’avoue, je suis complétement à la rue niveau info en ce moment… Ah si, je sais qu’il neige et qu’on a un nouveau pape!)
Et que même que d’abord, l’acteur choisit pour incarner R est Nicholas Hoult qui m’avait bouleversé dans Skins.

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Cela m’a donc donné envie de me pencher sur ce bouquin qui m’attendais sagement depuis des mois.

Etant malade et bloquée au lit, hier, cela tombait à pic (voyons le bon côté des choses!)
Je l’ai lu en une après-midi…
Ce n’était pourtant pas gagné d’avance car dans les premières pages: Bim, une sacrée incohérence!
R dit: « Je n’ai jamais vu aucun de nous « mourir » de vieillesse » et quelques lignes plus loin: « J’ai vu certains de mes amis mourir pour de bon 〔…〕Ils ont commencé par ralentir, avant de s’arrêter, et, au bout d’un moment, j’ai compris qu’ils s’étaient mués en cadavre » … Euh? C’est pas mourir de « vieillesse », ça? Enfin, c’est du moins, la façon dont je pourrais imaginer la fin de vie « naturelle » d’un zombie…
C’est bête mais cette petite incohérence m’a vraiment perturbée mais bon, je me suis accrochée et au final même si ce n’est pas le livre du siècle, c’est un bouquin qui se laisse facilement lire même lorsque nous sommes nous même zombifié à cause des microttes!

Nous sommes dès les premières pages plongés dans un monde où règne le chaos, quelque chose à transformer une grosse partie de l’humanité en zombie et au milieu de ses êtres d’ordinaire dépeint comme dépourvus de conscience, de parole et uniquement guidés par la faim, on trouve des squelettes chelous qui font des trucs zarbis et R, un zombie qui semble bien différent des autres.
Un zombie qui pense et lorsqu’il rencontre Julie lors d’une sortie casse-dalle, il va même se mettre à rêver et à espérer après avoir bouffer le cerveau de son petit ami.
Va naitre alors une espèce d’amour impossible à la sauce Roméo et Juliette entre une Vivante et un Mort Vivant: R(oméo) et Julie(tte).

C’est assez bien écrit, c’est claire et agréable à lire.
Il y a deux axes de narration: celui de R et celui de Perry (le petit ami bouffé!).
Le point de vue de Perry est très imagé mais celui de R se veut plus réaliste, ce qui rend les choses qu’il nous décrit encore plus fortes et touchantes.

Les dialogues sont assez percutants.
Qui a dit que les zombies n’avaient pas de répartie?
J’ai aimé l’humour avec lequel R parle de la mort, humour noir, vous vous en doutez.
Mais un humour noir tellement naïf (vu l’état de R!) que cela en est à la fois drôle et attendrissant.

«- Tu n’as tout de même pas envie de rester mort toute ta vie ? »
[…]
– Je suis mort, mais ce n’est pas si mal. J’ai appris à vivre avec. »

Les dernières pages sont intenses en rebondissements et en émotions.
Je l’avoue, je n’ai pas tout bien compris (la faute aux squelettes chelous qui font des trucs zarbis!) , j’en ai juste retenue une chose:
L’amour peut tout changer.
L’amour peut nous changer.

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Ouais, c’est cucul-la-praline.
Mais cela fait du bien parfois!
J’ai bien aimé.
Et puis, pourquoi toujours faire dans le gore quand il s’agit de zombie, après tout?

Par contre, je ne pense pas que j’irais voir le film au cinéma car je le sens par avance dégoulinant de guimauverie à la sauce Twilight…
J’attendrais sagement qu’il passe à la télé.

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6 comments

  1. melcouettes says:

    Ah bah contente qu’il t’est plu. Oui ce n’est pas le livre du siècle et la « morale » est un peu cul-cul comme tu dis mais ça change et ça fait du bien.
    Moi je suis curieuse donc je vais aller voir le film mais j’ai peur en effet que ça soit gniagnian… Je te dirais ça ;-).

    • krokette says:

      Twilight, j’ai essayé de le lire aprés avoir vu le premier film qui fut une véritable torture pour moi.
      Je voulais savoir pourquoi cet engouement!!!
      J’ai lu 2 chapitres à peine: C’est pas super bien écrit du tout et à chaque fois qu’on parlait du beau Edward, j’avais la tronche de Robert Pattinsson qui me venait à l’esprit et ce mec, je ne le trouve vraiment pas beau huhu!!

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